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Analyse AOF pré-ouverture Wall Street - Hausse attendue après l’emploi

 
 

AOF, 03/02/2012 à 15:07

(AOF) - Les futures sur indices prédisent une ouverture en hausse des marchés actions américains. La tendance devrait être soutenue par les chiffres de l’emploi américain, qui sont ressortis largement meilleurs que prévu, avec un taux de chômage au plus bas depuis le mois de février 2009. En revanche, les entreprises qui ont publié aujourd’hui ont fait état de résultats mitigés. Une demi-heure avant l’ouverture, les futures sur indices Nasdaq 100 et S&P 500 avancent respectivement de 0,86% à 2 513,00 points et de 0,91% à 1 334,80 points.


Hier à Wall Street
Les marchés américains ont fini en ordre dispersé à proximité de l’équilibre. Les indices ont été soutenus par la publication de chiffres hebdomadaires du chômage meilleurs que prévu. Mais les investisseurs attendaient les statistiques de l’emploi pour janvier demain, ce qui peut expliquer leur pusillanimité. Le consensus Bloomberg est de 145 000 créations de postes. Les valeurs pharmaceutiques ont terminé en repli malgré les résultats meilleurs que prévu de Merck. L’indice Dow Jones a clôturé en repli de 0,09% à 12 705,41 points tandis que le Nasdaq Composite a gagné 0,40% à 2859,68 points.


Les chiffres macroéconomiques


L’économie américaine a créé 243 000 emplois au mois de janvier là où les analystes attendaient un chiffre de 150 000. En décembre, 203 000 postes avaient été créés (chiffre révisé de 200 000). Le taux de chômage a reculé à 8,3% contre 8,5% attendu par le marché, au plus bas depuis le mois de février 2009.


L’indice des directeurs d’achat dans le secteur des services pour janvier et les commandes à l’industrie pour décembre seront publiés à 16 heures.


Les valeurs à suivre


ESTEE LAUDER
Estée Lauder a dévoilé un bénéfice net de 396,7 millions de dollars, soit 1 dollar par action, au titre du deuxième trimestre, clôturé le 31 décembre. L’an dernier, le groupe de cosmétiques était ressorti à 343,9 millions de dollars, soit 86 cents par action. Hors éléments exceptionnels, le résultat net ressort à 1,01 dollar par action, en ligne avec les prévisions des analystes.


TAKE-TWO INTERACTIVE
Take-Two Interactive a dévoilé des résultats trimestriels en demi-teinte, marqués par un chiffre d’affaires plus faible que prévu, mais un résultat net supérieur aux attentes. Au troisième trimestre, terminé le 31 décembre, Take-Two a dévoilé un résultat net de 14,1 millions de dollars, soit 16 cents par action. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice ressort à 29 millions de dollars, soit 27 cents par action.


THQ
THQ a dégradé aujourd’hui ses prévisions trimestrielles. L’éditeur de jeux vidéo table désormais sur des ventes comprises entre 130 et 150 millions de dollars et une perte de 35 à 50 cents au quatrième trimestre. Paul Pucino, le directeur financier du groupe, n’a pas donné de chiffres pour l’exercice 2013, mais il a indiqué que les ventes du groupe seraient environ moitié plus faible que celles de l’année 2012. « Nous allons devenir une plus petite société », a déclaré Paul Pucino lors d’une conférence.


WALGREEN
La plus importante chaîne américaine de drugstore Walgreen a annoncé un repli de 2,3% à 5,8 milliards de dollars de ses ventes en janvier. Les ventes pour les magasins ouverts depuis au moins un an ont reculé de 4,6%. Le consensus Thomson Reuters était de -0,1%. Elles ont pourtant profité d’un impact calendaire positif de 0,8 point. Le chiffre d’affaires lié aux ventes de médicaments a baissé de 8,6% sur une base comparable.








- AOF - EN SAVOIR PLUS -


LEXIQUE


IPO : IPO (pour Initial Public Offering) le terme anglo-saxon qui désigne une introduction en Bourse. Dans le cadre d’une IPO aux Etats-Unis, il est très difficile pour un particulier d’obtenir des titres lors de la période de réservation puisque les investisseurs privés n’ont pas un accès direct aux titres avant la cotation. En effet, un syndicat, dit de preneurs fermes (underwritter) fixe le prix d’introduction et répartit les titres entre les différents intermédiaires. Les particuliers ne seront donc servis que si leur intermédiaire est membre du syndicat de preneurs fermes, ou bien si celui-ci a passé un accord avec l’un des établissements du syndicat.




ISM (indice) : L’ISM, l’association des directeurs d’achats américains (Institut for Supply Management, anciennement NAPM) publie, le premier jour ouvré de chaque mois, à 16h00 (heure de Paris), un rapport sur l’activité du secteur manufacturier d’après son enquête réalisée au cours du mois précédent auprès de responsables des achats de plus de 400 entreprises de 20 secteurs manufacturiers.


Le volet le plus attendu de ce "Report On Business" est l’indice composite Purchasing Managers Index (qui combine les indicateurs spécifiques du niveau des prises de commandes, de la production, de l’emploi, des livraisons et des stocks). Cet indice PMI s’avère un très bon indicateur avancé de l’économie. On considère qu’au-delà de 50 %, il signale une expansion du secteur manufacturier, et une contraction en deçà, et qu’un indice qui se maintient durablement sous les 42,7 % signale une contraction de l’ensemble de l’économie.




Demandes hebdomadaires d’allocation chômage : Cette statistique américaine, qui est publiée chaque jeudi à 14h30, donne le nombre de nouvelles demandes d’allocation chômage sur la semaine se terminant le samedi précédent. Elle est un indicateur de la santé du marché de l’emploi aux Etats-Unis, mais est cependant volatile. Il est plus pertinent de surveiller son évolution sur plusieurs semaines. Les économistes surveillent ainsi la moyenne mobile de cette donnée sur quatre semaines.
Productivité : elle mesure la variation de la production sur une période donnée, une heure par exemple. La productivité permet d’apprécier l’efficacité d’une économie. Aux Etats-Unis, elle est publiée chaque trimestre pour le secteur non agricole en même temps que les coûts salariaux unitaires. Ces derniers sont considérés comme un bon indicateur avancé des tensions inflationnistes. En effet, les salaires constituent une part importante des coûts de revient d’un produit ou d’un service.


Ces deux statistiques sont publiées ensemble car si les augmentations des salaires peuvent provoquer une hausse de l’inflation, l’accroissement de la productivité peut permettre aux entreprises de les financer sans relever leurs prix.


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